L’authentique boeuf bourguignon.

Retour à l’essentiel quand rien ne va plus et qu’on perd ses repères… histoire de repartir sur de bonnes bases (enfin je l’espère !)

Preparation : 20 mn
Repos : 1 nuit
Cuisson : 3h30 (minimum, je pousse la cuisson du mien jusque 5-6h)

Pour 6 personnes :
1,2kg de «viande à bourguignon», j’ai personnellement utilisé de la basse côté.
4 carottes
2 oignons
100g de lardons fumés
200g de champignons de Paris
2 feuilles de laurier
1 branche de thym
1 clou de girofle
1 cuillère à café de poivre en grain
1 cube de bouillon de boeuf
1 bouteille de bon vin (évitez la piquette en bouteille plastique, préférez un vin assez bon pour être bu au verre)
De l’huile et  du beurre, ou un trait de Duo Huile et Beurre Lesieur
Sel selon les goûts.

1. La veille, préparez la viande. Dans un saladier, mélangez le vin, les oignons émincés et les carottes en sifflet (en larges rondelles biseautées).
Ajoutez thym, laurier, poivre le clou de girofle. Faites-y mariner la viande toute une nuit. Le lendemain, la marinade aura pris une consistance plus épaisse et opaque : c’est normal.

2. Dans une cocotte en fonte, faites chauffer de l’huile végétale avec une noix de beurre. (Personnellement, j’ai utilisé le Duo Huile et Beurre Lesieur, bien pratique et bien plus sain, car le beurre clarifié qu’il contient ne risque pas de brûler !).
Egoutez la viande et séchez-la soigneusement. Conservez la marinade pour le reste de la recette.

3. Faites dorer oignons, carottes et lardons dans la cocotte puis réservez. Faites ensuite dorer la viande et la saupoudrez-la de farine (on appelle cela «singer»), mélangez bien : cela permettra à la sauce d’épaissir au fil de la cuisson.
Ajoutez le mélange d’oignon, carottes et lardons , et poursuivez la cuisson quelques minutes.

4. Dissolvez le cube de bouillon dans un verre d’eau chaude et versez dans la cocotte ainsi que le reste de marinade. Laissez mijoter à petit bouillon pendant 3 heures au moins. (précision : environ 1h30 à la cocotte minute, au moins 4 heures en cocotte en fonte traditionnelle. La viande doit être fondante et s’effilocher)

5. En fin de cuisson, émincez les champignons et ajoutez-les et laissez cuire encore 30 minutes à découvert, et servez bien chaud.

La Quiche-sans-pâte de ma Mamie

Je pensais que j’avais la vie devant moi pour lui demander sa recette…
Cela paraît bête, mais c’est à cela que j’ai pensé en embrassant sa joue froide et endormie. Je le sais bien, la disparition d’un être cher va souvent de paire avec remords, regrets et nostalgie…

La première fois que j’ai goûté cette « quiche », c’est à la mort de mon grand-père, quand on allait voir notre Mamie pour lui tenir compagnie et lui remonter le moral. C’est peu de chose en soi, cette recette, mais c’est pour moi symbole du réconfort, de l’unité et du soutient qui nous aident à tenir bon dans les moments difficiles.

Aujourd’hui, à défaut du matériel, je garde en moi et pour moi les souvenirs impérissable passés en cuisine avec Elle. Tous ces petits « trucs » de grand mère, comme épaissir une soupe avec de la courgette pour qu’elle soit moins calorique… C’était notre truc à nous, la cuisine. Surtout après le départ de Maman… Et même si elle n’a jamais eu le temps de me donner cette recette là à proprement parler, j’en garde un souvenir tel que j’ai finalement su la refaire seule.

Pour 4 personnes :
3 œufs
20cl de crème
50g de farine
50g de fromage râpé
une barquette de lardons fumés
une pincée de noix de muscade
sel et poivre selon les goûts

1. Faire dorer les lardons à la poêle.
2. Battre les œufs avec la crème.
3. Ajouter le fromage et les lardons, assaisonner avec sel, poivre et muscade.
4. Verser dans un plat à tarte anti-adhesif et faire cuir 30 minutes dans un four préchauffé à 180°C.
5. Dégustez tiède avec une bonne salade.

Fromage maison mariné à l’ail des ours

Certains diront « ça y est, elle a remis ça ». C’est vrai que j’ai essuyé pas mal de réactions sceptiques quand j’ai annoncé que j’allais faire mon propre fromage…
« tu vas t’empoisonnnerrrrr »    « aucun intérêt, ça coute moins cher que de l’acheter tout faiiiitt »   « il a l’air immonde ton fromage / il a l’air de puer sévèèèrreee /beuurrkk »

Qu’à cela ne tienne, c’est depuis mon plus jeune âge qu’on critique mes pratiques (et non-pratiques) alimentaires ; forcément, ayant (entre autre) arrêté de consommer du lait-liquide-dégueulasse à l’âge de 3 ans, j’allais finir naine, mes os allaient se briser les uns après les autres, et je mourirai jeune.

Bon, aujourd’hui je ne m’en sors pas si mal : du haut de mon mètre 75, je ne présente pour l’instant aucun signe d’ostéoporose. Telle une maya dans la jungle, je bois de l’eau minérale, et ne m’en sors pas si mal.

Depuis quelques temps, j’essaye cependant de me réconcilier avec le lait. Après les yaourts maisons, dont j’ai même réussi à manger quelques cuillères, j’ai voulu me lancer dans le fromage.

Pourquoi le faire soi-même :

1. pour moi, c’est recréer une sorte de proximité avec le lait, que je fuis depuis plus de 25 ans.

2. pour contrôler les ingrédients qu’on y met et essayer de rester le plus naturel possible. Lait bio, entier et non pasteurisé. Contrôler aussi l’apport de sel,  l’affinage et la texture.

3. j’aime cuisiner/bidouiller. S’il fallait refuser de cuisiner tout ce qu’on peut trouver « déjà fait » dans le commerce, j’aurais dû me résigner à me goinfrer de lasagnes au minerai de zèbre et nuggets-au-poulet-chelous.

 

Après avoir fait mon premier fromage 100% à la main, d’après le tuto de Chef Nini, le père Noël m’a finalement apporté une belle machine à fromage, qui marche tout aussi bien…
Résultat : on y verse le lait présuré dans les petites faisselles, on laisse « cailler » une nuit puis égoutter 24h. Enfin, on affine les fromages suivant ses goûts. (personnellement, je l’ai affiné au sel pimenté).
Finalement, j’ai choisi de conserver ces fromages dans de l’huile d’olive pour les servir plus tard, à l’apéritif. Et peut être pour les offrir en colis gourmand à Noël prochain, qui sait…

En parlant échange de cadeau, cette recette est aussi l’occasion pour moi d’utiliser de l’ail des ours séché, que j’ai reçu de la part d’Emeline au Salon du Blog Culinaire#6. Cricri avait lancé le «défit du produit mystère», qui consistait à offrir à une personne tirée au sort un produit un peu insolite.

Ingrédients pour 1 pot :

– Environ 250g de fromage frais home-made – ou de fromage industriel type «kiri»/chèvre frais
– suivant la taille du pot, environ 1/4 de litre de bonne huile d’olive
– 30g d’ail des ours séché (ou autre herbe séchée : basilic, origan, thym…)
– une feuille de laurier
– 3 poivres longs
– 1 cuillère à cafe de baies roses

1. Lavez vous les mains.
Détaillez le fromage et roulez-le entre vos mains pour former de grosses noisettes.

2. Roulez ces boules de fromage dans l’ail des ours

3. Déposez les boules de fromage dans un pot, ajoutez les aromates : laurier, poivre et baies roses. Recouvrez d’huile d’olive.

4. Patientez quelques jours que tous les arômes se mélangent, et picorez à l’apéritif !