Le coing en deux chapitres : gelée et pâte de coing maison
Le coing est un fruit assez complexe. De prime abord très dur et immangeable, son aspect extérieur m’est vraiment insupportable. (Je suis comme ça, j’ai horreur du « velours ». Chacun ses vices.)
Il faut le travailler pour essayer d’en faire quelque chose : enlever cette « carapace », le faire céder sous le poids de ses meilleurs armes (ici, un couteau Fisarks), le faire cuire longtemps et à petit feu. C’est là seulement, qu’on arrive à voir le bon en lui.
« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. » Jean de La Fontaine, Le Lion est le Rat.
(pour la minute culturelle : Jean de La Fontaine était picard.)
J’ai voulu en faire de la gelée. C’est un peu ma madeleine de Proust, que ma mère cuisinait tous les ans et que l’on tartinait en couche épaisse sur nos tartines, crêpes et gaufres.
Pas de secret ici, j’ai utilisé du Vitepris et la recette associée.

La gelée ne se faisant qu’avec le jus, je me suis retrouvée avec une grosse quantité de pulpe. Et moi, je ne jette rien, je suis comme ça ; armée de courage, je me suis lancée dans la réalisation de pâtes de coing.
Ces petites douceurs énergétiques feront, je l’espère, un encas de choix pour Monsieur Mon Mari avant ses séances de sport – ou accompagneront simplement un café, cet hiver…
Ingrédients :
– Autant de pulpe de fruit que de sucre :
Ici, 1.6kg de chaque (pour 2,2kg de coing au départ.)
– 1 cm de gingembre râpé
Cuisson : 30 mn
Repos : 48 heures minimum

1. Mixez finement la pulpe de coing, préalablement utilisée pour faire la gelée. On avait gardée la peau des fruits.
2. Ajoutez le sucre et le gingembre râpé. Faites mijoter une grosse demi-heure dans une sauteuse ou récipient aux bords plutôt bas pour favoriser l’évaporation (j’ai utilisé ma « Le Creuset », au format plus adapté !) Ne cessez jamais de remuer !
Le mélange est cuit quand il a singulièrement épaissi, qu’il est devenu marron clair et qu’il se décolle des parois du récipient comme une pâte à choux.
3.Versez la préparation dans un grand plat chemisé de papier sulfurisé sur 2cm d’épaisseur environ. Laissez refroidir et sécher ainsi une journée.
4. Le lendemain, démoulez et retournez l’appareil. Laissez sécher encore une journée au moins.
5. Découpez les pâtes de fruit à la taille désirée.
Petite astuce : bien essuyer et humidifier la lame du couteau entre chaque découpe, pour éviter que cela ne colle trop.
Vous pouvez ensuite roulez les pâtes de fruit dans du sucre en poudre, ou bien les consommer nature avec du fromage.

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Auteur/autrice
nutnie260985@hotmail.com
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