Coup d’chaud sur la mayo !

13 mai 2013 - 19:07 1 Commentaire

Gros challenge, au nouvel atelier 750g : Amora nous lance le défit de cuisiner la mayonnaise « à chaud ».

Forcément, dit comme ça « à froid », ça peut interpeller – et au départ on s’est un peu cassé la tête avec l’équipe de choc (Cricri, Pascale et Brigitte) pour élaborer 3 plats sur cette base.

Mais au final, pourquoi pas ? Sortant du carcan du « truc gras en pot », je l’ai regardé plutôt sous l’angle du condiment/assaisonnement, cette mayonnaise.
Quand on voit qu’elle est composée d’huile, de moutarde, de vinaigre et d’œuf, on n’est pas loin de ce qu’on pourrait spontanément rajouter dans une préparation lambda pour lui donner un peu de peps.

Du coup, j’ai imaginé une frittata de légumes assaisonnée à la mayonnaise.

Voici ce que j’ai mis dedans :

12 œufs
2 petites courgettes
1 aubergine
1 oignon
100g de chèvre frais
une dizaine de tomates cerises
2 cuillères à soupe de mayonnaise
sel et piment d’Espelette

Et comment je l’ai réalisée ?

1. Émincez l’oignon, coupez les courgettes et l’aubergine en brunoise.

2. Faites revenir les légumes à feu vif dans une poêle à bords épais avec un peu d’huile d’olive, salez les légumes pour qu’ils rendent leur eau de végétation.

3. Pendant ce temps, battez les œuf avec une cuillère de mayonnaise, un peu de sel (selon vos goûts… malheureusement moi je mange assez salé) et une pointe de piment d’Espelette.

4. Baissez le feu sous la poêle. Versez les œufs en une fois sur le mélange de légumes et laissez cuire ainsi à feu doux SANS TOUCHER A RIEN.

5. Quand le mélange commence à prendre, disposez ça et là sur le dessus de la frittata les tomates cerise et des petites cuillères de fromage de chèvre.

6. Terminez la cuisson de la frittata au four, à 180° en chaleur tournante. La frittata est cuite quand le dessus est bien pris.

« Trempette » et petits sablés aux baies roses, zaatar et parmesan.

9 mai 2013 - 18:00 0 Commentaire

Certes, on avait convenu que « what happens in Barcelona stays in Barcelona », mais je pense que la recette de la Trempette a le droit d’être divulguée.

Tout est parti d’un week end entre copines, de l’organisation d’un apéro dinatoire à 50€ pour 6 (boissons inclues) et d’une Lucie qui se dit que faire chips/cacahuètes, « c’est pas assez VIP ».
Devant l’air sceptique de mes camarades (qui m’avaient élues responsable en chef des courses et du budget), je m’empare d’une boite de sardines à l’huile, d’un pot de fromage blanc… J’entendais déjà quelques protestations faussement étouffées.
Arrivée à la maison, je mixe le tout, apporte la chose à table, et là : unanimité (à une réfractaire près.) Vous m’aviez demandé la recette, les filles, alors la voici :

1 boite de sardines
3 cuillères à soupe de fromage blanc
2 cuillères à soupe de fromage frais (j’ai utilisé du Philadelphia)
le jus d’un demi citron
1 cuillère à soupe de crème de balsamique
sel, et poivre.

=> mixer l’ensemble et servir avec des choses à tremper dedans !

Aujourd’hui, je suis rentrée de ce formidable week end, et je reçois des amis.
Mon fiancé (qui déteste le poisson), m’a demandé de refaire de la trempette, mais à base de thon (tolérance approximative au thon).
J’ai choisi de les accompagner de petits sablés, parfumés aux baies roses, au Zaatar (fourni par ma collègue et amie libanaise) et au parmesan.

Ingrédients :
250g de farine
150g de beurre ramolli
1 oeuf
1 cuillère à soupe de cassonade
1 cuillère à café de sel
1 cuillère à soupe de baies roses écrasées
1 cuillère à soupe de Zaatar – mélange libanais à base de thym, de sésame et de Sumac (autre épice libanaise)
1 poignée de parmesan râpé

1. Mélangez le beurre avec le sucre et le sel jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
2. Ajoutez la farine et l’œuf, puis incorporez les épices et le parmesan.
3. Etalez la pâte sur environ 3mm d’épaisseur, et découpez-la avec l’emporte-pièce de votre choix.
4. Faites cuire ces sablés une quinzaine de minute, dans un four à 190°.

Pancakes aux flocons d’avoine, cottage cheese et myrtilles

2 février 2013 - 15:28 2 Commentaires

Les circonstances de la vie font que je fais en ce moment relativement attention à ma ligne, et en parallèle pas mal de sport.
Cette recette est une super alternative pour le petit déjeuné, qui remplace volontiers les viennoiseries ou autres : super gourmande, protéinées, mais pas hyper riche pour autant.
Ici, j’utilise essentiellement des flocons d’avoine (riches en protéine) au détriment de la farine, je mets du Cottage cheese (à l’apport calorique faible) pour texturer le tout, et  des myrtilles pour les vitamines et antioxidants.

Ingrédients (pour une quinzaine de pancakes)
- 1 pot de Cottage Cheese – je garde le pot que j’utilise ensuite comme unité de mesure, façon gâteau au yaourt.
- ¾ de pot de flocons d’avoine instantanés
- ¼ de pot de farine complète
- 3 oeufs
- 2 cuillères à soupe de sucre vanillé
- 1 cuillère à café de cannelle moulue
- ½ sachet de levure chimique
- 1 pincée de sel
- 3 poignées de myrtilles fraiches ou surgelées
un peu de lait écremé

Mettre tous les ingrédients SAUF les myrtilles au blender, et mixer jusqu’à ce que la pâte soit lisse. Ajouter un peu de lait pour ajuster la consistance de la pâte, qui doit avoir la texture d’un yaourt liquide.
Ajouter les myrtilles et mélanger délicatement à la cuillère.

Mettre une poêle à chauffer à feu moyen. Verser des petites doses de pâtes pour former les pancakes, et les retourner dès lors que le dessus fait des bulles (sous l’action de la levure).

Déguster dans l’instant ! (avec un peu de sirop d’érable pour les gourmands)

Pudding de brioche : la cuisine des restes !

18 janvier 2013 - 16:25 0 Commentaire

Je bataille régulièrement avec Monsieur pour ne pas jeter SYSTEMATIQUEMENT le moindre petit reste qu’on a au frigo.
Ici, j’avais des briochettes « brûlées » à son goût (juste bien, bien dorée) et un peu sèches, et un gros reste de crème anglaise de la veille : pile poil ce qu’il faut pour un bon gros pudding, ce gâteau bien rustique et customisable à souhait !

Ingrédients :
500g de restes de brioche (les miennes étaient aux raisins)
½ litre de crème anglaise
3 cuillères à soupe de rhum
une poignée de noix
Beurre et sucre pour chemiser le moule

Coupez grossièrement la brioche en cubes d’environ 2cm.
Mélangez-les à la crème anglaise avec le rhum, et laissez gonfler une heure au réfrigérateur.
Pendant ce temps, faites griller les noix dans une poêle et ajoutez-les à la pâte à pudding.

Beurrez et sucre un moule à manqué.

Versez-y le mélange de brioche et tassez bien.

Faites cuire ce pudding 35mn dans un four à 150°C.

Petits beignets de Cottage Cheese au Chavignol

11 janvier 2013 - 18:24 2 Commentaires

J’adore le fromage, sous toutes ses formes.
Ca, Belle-Maman l’a compris ! Elle m’offre régulièrement pleins de petits Chavignols (directement importés de la ferme) qui sont absolument délicieux.
Mangeant de la salade de chèvres chauds matin, midi et soir, j’ai fini par imaginer une autre recette pour accommoder ces petites douceurs : en beignets tout chauds, moelleux et croustillants – un vrai régal.
J’ai réalisé une base de cottage cheese qui apporte de « la tenue » aux beignets, bien meilleure que la ricotta.


 

Ingrédients pour 4 personnes :
250g de cottage cheese
1 crottin de Chavignol
2 cuillères à soupe de farine
1 oeuf
½ sachet de levure
Sel et poivre
De l’huile de friture pour la cuisson.

1. Mixez le chèvre. Ajoutez-y le cottage cheese, la farine, la levure, le sel et le poivre.

2. Clarifiez l’œuf et ajoutez le jaune au mélange précédent.

3. Montez le blanc en neige et incorporez-le délicatement à la préparation.

4. Faites chauffer l’huile à 180°. Formez des petites boules de pâtes à l’aide de deux cuillères et plongez-les dans l’huile. Retirez-les dès qu’ils sont bien dorés et épongez-les soigneusement sur du papier absorbant.

A déguster bien chaud, avec une bonne salade !

Germknödel, ou briochettes fourées à la vapeur

4 décembre 2012 - 23:44 0 Commentaire

Avec l’arrivée de Noël me revient chaque année une espèce de nostalgie hivernale, hautement stimulée par la première odeur de cannelle, la vue d’une graine de pavot ou d’une branche de sapin.
Les premiers flocons me rappellent les marchés de Noël en Allemagne, où j’y faisais volontiers un détour après la fac, vélo sous le bras, emmitouflée dans mes couches de laines…
L’un des plus jolis souvenirs que j’en garde, c’est cette petite merveille :
une brioche à la vapeur toute chaude, farcie à la confiture de prune, largement arrosée de beurre fondu et parsemé de graines de pavot et sucre glace. Un petit délice qui met du baume au cœur, quand l’hiver est rude et qu’on se sent un peu seule face à soi-même.

Ingrédients (pour 4 gourmands)
250g de farine
100g de lait
1 œuf
1 sachet de levure de boulanger
2 cuillères à soupe de sucre en poudre
1/2 cuillère à café de sel
100g de beurre
40 de confiture de prune
40g de pavot
20g de sucre glace

- Mixer le pavot avec le sucre glace (J’ai utilisé mon Thermomix, vitesse maximum pendant 5 à 10 secondes)

- Faire la pâte : dans un bol, verser la farine, le sucre en poudre et le sel. Y ajouter la levure délayée dans le lait tiède et pétrir une dizaine de minutes. Ajouter l’œuf, 30g de beurre et poursuivre le pétrissage jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse et brillante.
Laisser lever la pâte une heure dans un endroit tempéré.

- Au bout d’une heure, portionner la pâte en 4. Étaler chaque pâton et y déposer une cuillère à soupe de confiture de prune. Bien refermer chaque pâton à la manière d’une aumônière/raviole en s’assurant de BIEN souder les bords (avec un peu d’eau par exemple).
Laisser lever une seconde fois les petites brioches jusqu’à ce qu’elles doublent de volume.

- Faire cuire les briochettes à la vapeur. Personnellement, j’ai utilisé mon Thermomix en Varoma, vitesse 1, pendant 20mn. Ne pas hésiter à graisser le panier vapeur avant la cuisson.

Pendant la cuisson des briochettes, faire fondre le beurre.

Servir les briochettes dans l’instant, arrosées de beurre chaud et du mélange pavot-sucre glace.

[ATTENTION : C'EST TRES TRES BON !]

Et de cinq !

27 novembre 2012 - 14:33 0 Commentaire

La semaine dernière s’est tenu à Soissons le 5ème Salon du Blog Culinaire, organisé par 750 grammes.
Cette année, c’est toute l’abbaye Saint Léger qui a été réquisitionnée pour l’évènement (en plus du lycée hôtelier de Soissons), avec des infrastructures dignes des plus grands salons !

Si on avait déjà la chance d’avoir Benoît Molin comme parrain depuis les débuts, cette année (cerise sur le gâteau) c’est avec grand plaisir qu’on a pu y croiser Christophe Felder et Philippe Conticini, deux grandes pointures de la pâtisserie.

Et c’est d’ailleurs une recette grandement inspirée par M. Conticini que j’ai eu la chance de présenter avec Stef ô Fourneaux au public de l’abbaye St. Léger : le Kouign Amann aux pralines roses.
C’était du « high level » de pouvoir présenter cette recette dans ce lieu mystique, plein de charme et d’histoire ; un grand moment de plaisir et de partage. A priori, on a su convertir le Grand Soissonnais au vice du « beurre chaud » et du caramel :D
Un apperçu de notre démonstration est disponible ICI

Pour moi, c’était ma troisième participation au Salon. C’est magnifique de voir l’ampleur qu’il prend chaque année… hâte de voir la prochaine édition !

 

Marmelade d’orange à la cannelle et au Whiskey, et résultat du concours Cremio

3 novembre 2012 - 18:36 2 Commentaires

Tout d’abord, Félicitations à Céline du blog http://mirliton.canalblog.com/ qui remporte le concours Cremio !

Voilà qu’arrivent les premières oranges de saison sur nos étales, qui m’ont cette année données de grande envies de marmelade.
J’ai ajouté un bâton de cannelle pour la touche un peu « von chaud », et un peu de whisky pour l’effet « hot whisky » bien chaud et réconfortant que je buvais en Irlande, à l’époque… 

Ingrédients (pour eviron 4 pots)
Environ 2kg de d’oranges bio non-traitée
1kg de sucre à confiture
½ verre de whisky
1 bâton de cannelle par pot

 

  1. Pelez les oranges à vif et en prélever les suprêmes. Pesez les oranges pour en avoir 1kg. (mangez le reste, ou alors augmentez la quantité de sucre pour avoir un poids sucre-fruit équivalent)
  2. Faites macérer les suprêmes d’orange dans le sucre spécial confiture, jusqu’à ce que ce dernier soit complètement dissout.
  3. Portez ce mélange à grosse ébullition pendant 10 grosses minutes, jusqu’à ce que la confiture soit nappante.  
  4. En fin de cuisson, ajoutez le whisky et mélangez bien
  5. Déposez un bâton de cannelle dans chaque pot, et remplissez les de confiture. Vissez les couvercles et retournez les pots pour bien stériliser le tout.

 

Patientez au moins une dizaine de jours avant de déguster… tartinée sur une belle tranche de brioche maison !

 

Cappuccino de cèpes aux châtaignes

27 octobre 2012 - 17:05 10 Commentaires

Il y a quelques temps, j’ai eu la chance de participer à un Brunch organisé par Melitta, à l’occasion duquel j’ai découvert la petite dernière de la gamme : la Cremio
Globalement, c’est entre le fouet-à-lait et la bouilloire, cela permet de faire mousser du lait (de vache, de soja…).
Sauf que la Crémio peut aussi chauffer le liquide qu’on y met : bien pratique pour les réfractaires comme moi qui n’ont pas de micro-onde. On met son liquide froid, et on récupère de la mousse de lait chaude : idéal pour toutes les boissons type macchiatto, cappuccino et tutti quanti.

Tellement « tutti quanti » que je m’en suis servi pour faire un cappuccino version salé, à base de cèpes et de châtaignes. De quoi réchauffer nos petits cœurs face à l’hiver qui pointe son nez…

Ingrédients :

250g de cèpes
1L de bouillon de légumes (ou d’eau)
1 échalote
1 petite boite de châtaignes cuites
20g de beurre
20cL de lait de soja
Sel, poivre

Nettoyez et émincez les cèpes. Ciselez  l’échalote.

Dans une casserole, faites fond le beurre à feu doux. Faites revenir l’échalote jusqu’à ce qu’elle soit translucide, puis ajoutez les cèpes. Laissez cuire 5 minutes environ.

Ajoutez le bouillon (ou l’eau), salez et poivrez selon vos goûts et
laissez cuire une quinzaine de minute.

Ajoutez les marrons et poursuivez la cuisson 5 minutes supplémentaires.

Mixez finement la soupe.

Versez le lait de soja dans la Cremio et laissez tourner l’engin jusqu’à l’obtention d’une jolie mousse.

Servez la soupe dans des verres et ajoutez quelques cuillères de
mousse de lait de soja sur le dessus.

 

La bonne nouvelle arrive ici : j’ai une Crémio à offrir ! Pour participer, vous avez jusqu’au 31 octobre minuit pour mettre un commentaire à cet article. Je tirerai au sort le nom de l’heureux gagnant !

 

De la technique et des secrets de fabrication du Kouign Amann…

20 octobre 2012 - 17:23 2 Commentaires

S’il y a une chose sur terre pour laquelle je me damnerais sans remord, c’est bien le Kouign Amann…

Du coup j’ai voulu apprendre à le faire… un peu seule face à moi-même, mais aussi face aux millions de recettes disponibles et qui ne sont pas toujours les meilleures…

J’ai lu, relu (Merci M. Conticini, d’ailleurs) réfléchi, me suis entraînée à feuilleter, feuilleter, et refeuilleter. J’en ai raté, j’en ai brûlé, j’en ai jeté, j’en ai pleuré..! Et diantre… j’en ai mangé ! Même mes collègues finissent par en avoir marre je crois…
Un grand merci, d’ailleurs, à tous les testeurs qui ont subit les essais (et les ratés), un grand merci aussi à mon Papa, fournisseur officiel de rouleau-à-pâtisserie-en-bois-massif-fait-main depuis presque 2 générations maintenant.

Alors je crois qu’arrive le moment de vous faire partager cette recette – peaufinée, revisitée, testée et finalement largement approuvée.
J’y ai ajouté des pralines roses en poudre, parce que ça ajoute tellement plus… du girly, du moelleux, « ma petite touche à moi, trophée de ma grande quête vers le Kouign Amann réussi ».

La base du Kouign Amann n’a de secret pour personne, et trouve son essence même dans l’étymologie de la Bête : Kouign=pain / Amann=beurre.

 

Ingrédients :
300g de beurre température ambiante
400g de farine
15g de sel
30g de beurre
2 sachets de levure de boulanger instantanée
20 cl d’eau tiède

150g de sucre cristal
100g de pralines roses réduites en poudre

Temps de préparation : 45mn
Temps d’attente : 3 heures 30
Temps de cuisson : 25mn

 

« 

Pour obtenir du pain, il faut au départ trois composants dont l’action est complémentaire et indissociable :
de l’amidon (sucre), du gluten (élasticité), de la levure (bulles).

Au départ, les particules de gluten sont dispersées dans la farine

et il faut un long travail de pétrissage pour les associer ensemble ;
ainsi, le but principal du pétrissage est avant tout de
créer une chaîne de gluten pour donner du corps à la pâte.

L’addition de matière grasse pendant le pétrissage permet 

de diminuer le frottement entre les chaînes de gluten et les particules d’amidon :
la  pâte devient donc plus élastique et la mie sera plus moelleuse… « 

1. Mélanger dans le bol du mixer la farine, le sel et les 30g de beurre coupé en morceaux. Pétrir à vitesse lente pendant 2min.
Ajoutez la levure délayée dans l’eau tiède et poursuivre le pétrissage pendant 15 min supplémentaires, jusqu’à ce que la pâte soit lisse et bien élastique.

2. Laisser lever la pâte dans un endroit tiède et recouverte d’un linge propre jusqu’à ce qu’elle double de volume. On appelle cela le pointage.

« C’est un moment crucial pour le développement
des propriétés élastiques et des arômes de la pâte »

3. L’étaler ensuite en carré sur un papier sulfurisé et la laisser reposer au congélateur pendant 30mn

« Cette étape est essentielle. Cela va permettre :
-  de bloquer la levée de la pâte, indispensable pour la suite de la recette
- d’amener la pâte à température idéale pour assurer
la réussite du feuilletage 
»

4. Au bout de 30 min, déposer le beurre au centre de la pâte puis rabattre la pâte bord à bord vers le centre du beurre, de manière à l’enfermer complètement (comme une enveloppe)

« Le beurre doit avoir la même consistance au toucher que la pâte :
Il n’est pas vraiment pommade, mais relativement souple.
Cela va permettre au beurre et à la pâte de ne pas se mélanger lors du feuilletage
et au beurre de ne pas « s’échapper » de l’enveloppe de pâte »

5. Réaliser deux tours simples : étaler la pâte au rouleau afin d’obtenir une bande d’environ 40 cm de long. 
- Plier la pâte par tiers à la manière d’un portefeuille.
- Faire pivoter la pâte d’un quart de tours, et renouveler l’opération.
Mettre la pâte au réfrigérateur pendant 30 minutes.

6. Réaliser deux tours simples sucrés :
Procéder à un 3eme et 4eme tours simples, mais cette fois-ci en saupoudrant de du sucre cristal à chaque passage du rouleau à pâtisserie.
Remettre au réfrigérateur 30 minutes.

7. Étaler la pâte une dernière fois en saupoudrant de pralines roses en poudre à chaque passage de rouleau, sur environ 1 cm d’épaisseur.
Couper des carrés de pâte d’environ 10*10cm, replier les bords vers le centre.

8. Enrober ces morceaux de pâte dans du sucre, les déposer dans des  ramequins métalliques largement beurrés.
Laisser monter les Kouign Amann 45 min environ. Ce deuxième temps de montée s’appelle l’apprêt.

« Il est important de bien contrôler la durée de l’apprêt.
Si on prolonge l’apprêt au-delà de ce que peut supporter l’élasticité de la pâte, celle-ci retombe.
C’est pourquoi on doit la laisser doubler de volume mais pas plus. »

  »Préférer des ramequins en fer blanc qui est un excellent conducteur de chaleur.
Cela garantira une cuisson précise et homogène »

9. Enfin, faire cuir ces petits Kouign Amann 25 min dans un four à préchauffé à 170°C.

« Ne pas se laisser distraire par la terrible odeur qui émane du four »

Démouler délicatement, à chaud, pour ne pas que les Kouign Amann collent dans les ramequins.

En résumé, la clef, c’est :
un bon pétrissage
respecter les temps d’attente (même si c’est long, je vous l’accorde)
respecter les températures
des moules en métal
une bonne dose de patience 

Mais croyez moi, le jeu en vaut largement la chandelle :)